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mise à jour : janvier 2012

   Une lecture spirituelle des rides
   La beauté, mystère de l'univers
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   Humour

« Quand les sages sont au bout de leur sagesse,
il convient d'écouter les enfants. »


Georges Bernanos

Une lecture spirituelle des rides

Chaque nouvelle année porte en elle la fraîcheur virginale du commencement. La page est encore blanche et nous aimerions ne pas y faire trop de ratures ou de pâtés. Or, si nous changeons d'année, nous ne changeons pas de peau ! Nous restons pétris de tout ce qui fait notre singularité et notre personnalité, le bon comme le moins bon. Nos commencements ne sont bien souvent que des « re-commencements », car nous passons notre vie à tomber et à nous relever. Nous avons tous nos ornières, ces nœuds par lesquels nous repassons inlassablement, alors que nous les pensions défaits. Et que dire du temps qui passe sur nous et ralentit nos gestes comme notre agilité mentale ?

Il y a pourtant mieux à faire que s'inquiéter de nos manques ou de nos ratés, car on n'a jamais vu que l'inquiétude prolonge l'existence (Mt 6,27). Ce qui est à entendre nous arrive, comme souvent, à travers une parole qui fait peu de bruit, mais qui porte en elle un formidable pouvoir d'espérer. Il y aurait donc à déployer un autre regard sur nous-mêmes que celui qui s'en tient au flétrissement de la peau : « Si notre être extérieur se délabre, notre être intérieur, lui, se renouvelle de jour en jour » (2 Co 4,16). Ce lieu-là se soigne non par des cosmétiques mais par une éthique. Celle qui considère « ce qui ne se voit pas » (2 Co 4,18) et qui demande à aller vers son accomplissement.

Ce que nous sommes en vérité est en devenir et le sera jusqu'à notre mort. C'est l'être caché du cœur, celui « qui assume toute la réalité de l'être extérieur au fur et à mesure que celui-ci s'épuise et se « craquelle », comme se craquelle la chrysalide qui va libérer le papillon (tel est sans doute le sens spirituel des rides). »
Qu'elle est belle cette idée que les rides - y compris celles du cœur - sont le craquellement par lequel vient peu à peu au jour notre être profond, celui qui est promis à la vie au-delà du trépas. Cela devrait nous pousser à considérer nos faiblesses avec tendresse, puisqu'elles font signe vers une promesse.

Le calendrier de Dieu met décidément le nôtre à l'envers. Il dit que la vie est devant et la mort derrière. Que naître est de chaque jour, qu'il faut viser la légèreté en nous désencombrant de nos mauvais soucis. La prochaine fois que nous croiserons notre visage dans le miroir, souvenons-nous que nos jours sont inscrits dans le temps de Dieu, non celui qui passe mais celui qui vient. C'est un éphéméride qui magnifie les rides là où nous les méprisons.

Francine Carrillo, pasteure et théologienne à Genève.

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La beauté, mystère de l'univers.

Chaque herbe, chaque fleur, chaque personne est irremplaçable....Elle est unique !
Nous ne sommes pas un robot parmi les robots mais une présence parmi les présences...
A l'instar d'une fleur qui n'a de cesse de tendre vers la plénitude de son éclat, chaque être unique tend irrésistiblement vers le plein éclat de sa présence au monde.
La vraie beauté est cette promesse posée depuis toujours au tréfonds des êtres.

Notre sens du sacré vient de la constatation d'une Présence. Il vient de l'étonnement devant la beauté du monde. Il y a la beauté de la nature et du cosmos, du ciel étoilé, d'une montagne.... mais aussi la beauté humaine.
Au-dessus de la beauté physique, il y a la beauté morale et la beauté spirituelle, qui confèrent à l'homme une dignité, une noblesse qui l'élève au-dessus de la tragédie et de la souffrance. Un visage ne tient pas uniquement à des traits agréables, mais à un sourire, un regard, une voix qui rappelle à l'humanité son rêve de douceur et d'harmonie.

« Tout visage humain en sa bonté est beau », c'est ce que j'ai dit un jour à des étudiants ; il y avait devant moi un étudiant handicapé et nos regards se sont croisés. Il fut comme illuminé, ce fut comme une stupeur qui éveilla en lui cette découverte : « Moi aussi, sur cette terre, en cet instant, je suis beau ».
Quand vous commencez à vraiment regarder même des visages fatigués, des gens humbles qui reviennent du travail, vous les voyez beaux. Essayez ! La présence a besoin d'une autre présence, c'est dans cet  échange, de regard à regard, d'âme à âme, que l'élan vers la beauté se renouvelle, se dépasse. Ce germe est en chacun de nous.

Dans beaucoup de langues, le même mot exprime l'idée de « beau » et l'idée de « bon ». En français, un acte de générosité est un « beau geste». Toute bonté est donc belle. Mais la beauté peut aussi être utilisée comme instrument de tromperie, de domination et même de destruction... Si elle n'est pas fondée sur le bien cette beauté est-elle encore belle ? Je pense à tous ceux qui, innocents, traversent de terribles épreuves  physiques ou morales : lorsqu'ils gardent au fond d'eux, malgré la douleur, cette part de lumière qui sourd de l'âme humaine, ils rayonnent de cette beauté. Celle-ci ne saurait donc jamais nous faire oublier notre condition humaine On pense à tous ceux qui ont affronté la violence au nom de la paix ou de l'amour . On pense au Christ qui, afin de montrer que l'amour absolu est possible et qu'aucun mal ne peut l'atteindre, est monté librement sur la croix. C'est là un des plus beaux gestes que l'humanité ait connus.

Extrait d'un entretien avec François Cheng de l'Académie française

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Prier
puce  L'escalier de la Foi

Montes en les marches une à une et, dans cette cage d'escalier, sollicite le Seigneur pour qu'il t'enseigne.
Ouvre lui ton esprit et ton coeur afin de comprendre ses révélations et d'en faire part à tes proches et à ton entourage.
Demande et il te répondra, toute réponse suscitant une nouvelle question et ainsi gravis ces marches et élève-toi.
Ne désespère pas, renforce ta foi progressivement, sois confiant et courageux car Jésus est l'enseignant.
Quelque soit le niveau où tu te trouveras, Il te guidera, attisant chaque jour les flammes de ce buisson ardent qu'est la Foi.
Prie pour qu'il ne se consume pas et qu'il brûle en toi indéfiniment.
Tu te fortifieras et chaque marche t'apportera son lot de bonheur et de questionnement.
N'aie aucune crainte quant à la lenteur de ta progression, ces marches que tu gravis sont le témoignage de l'amour que Dieu te porte.
Béni soit le Seigneur qui t'y a guidé.

A. Georges

puce  Les mains de Dieu

Les mains de Dieu se sont ouvertes pour recevoir nos pains d'offrande, les mains de Dieu ont accueilli nos pauvres riens et fait fleurir les dons si simples de nos mains.
Ouvrirons-nous ainsi nos mains ?

Les mains de Dieu se sont posées sur nos visages de misère, les mains de Dieu ont caressé nos corps meurtris pour apaiser enfin le feu de nos douleurs.
Poserons-nous ainsi nos mains ?

Les mains de Dieu se sont unies pour nous apprendre la prière, les mains de Dieu ont supplié devant la mort et rendu grâce du mystère révélé.
Unirons-nous ainsi nos mains ?

Robert Lebel

mains ouvertes

escalier

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