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croquis du foyer

mise à jour : juillet 2010

J'ai voulu avoir l'intelligence de ce que je crois
L'acte de choisir
Laisser les vacances faire leur travail
Humour

Les meilleurs professeurs sont ceux qui savent se transformer en ponts
et qui invitent leurs élèves à les franchir.

 
Nikos Kazantzakis (écrivain grec, 1883-1957)
 

J'ai voulu avoir l'intelligence de ce que je crois

J'ai voulu avoir l'intelligence de ce que je crois Seigneur autant que j'ai pu ;
Autant que tu m'en as donné la force je t'ai cherché et j'ai voulu avoir l'intelligence de ce que je crois.
Et j'ai beaucoup discuté.
Et j'ai peiné.

Seigneur, mon Dieu, mon unique espérance, exauce-moi.
Ne permets pas que je me lasse de te chercher mais mets-moi au cœur un désir plus ardent de te chercher.

Me voici devant Toi avec ma force et ma faiblesse
Soutiens l'une, guéris l'autre.
Devant toi est ma science et mon ignorance,
Là où tu m'as fermé, ouvre à celui qui frappe.
Que je me souvienne de Toi.
Que je te comprenne.
Que je t'aime.

Augustin d'Hippone.« Lettres à Dieu »,  Seuil 2008

 

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L'acte de choisir

En dépit de toutes les apparences contraires, on ne devient pas une personne en grandissant physiquement, en s'étendant dans l'espace, en s'approfondissant par la réflexion. On devient soi-même avant tout en choisissant.

C'est essentiellement dans l'acte de choisir que l'esprit humain s'affirme et s'incarne. Nos choix expriment la conscience que nous avons de nous-mêmes et en même temps rendent possible cette prise de conscience.

En revanche, ceux qui ne choisissent pas, ou choisissent à moitié, connaissent la condition immature de gens qui se contentent de suivre la musique qu'on leur joue. Ils dansent si quelqu'un leur joue de la flûte et pleurent si quelqu'un d'autre décide qu'un chant de deuil est maintenant de circonstance.

Qui n'est pas vraiment apte à se décider soi-même ne tardera pas à s'apercevoir que son milieu, sa famille, ses propres goûts ou tout autre facteur extérieur à lui, usurpent la fonction que son propre esprit devrait assumer. Des hommes ont lutté pendant des siècles contre l'esclavage, fermement convaincus que cette forme de contrainte imposée était un mal  ; or, à l'époque actuelle, quelle ironie !, nombre de personnes qui pourraient faire autrement consentent à se soumettre à l'esclavage volontaire de l'indécision.

John C. Haughey S.J.

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Laisser les vacances faire leur travail
 Voici que s'ouvre le temps des vacances.
 Étymologiquement, le mot « vacance » vient du latin vacare, qui signifie « être vide ». En entreprise, un poste vacant est un poste non pourvu. Et il peut être parfois d'un intérêt stratégique de le laisser ainsi quelques temps afin de redéfinir un profil plus adapté.
Alors, si nous profitions de ce temps de vacances pour nous arrêter un peu...

Faire le vide dans sa tête pour partir à la rencontre de soi-même. Le rythme de la vie moderne est parfois si effréné que l'on n'a guère une minute à soi entre le moment où le réveil sonne et celui de l'endormissement.

Profitons de l'été pour changer de rythme et apprendre ainsi à distinguer l 'essentiel de l'urgent. Ne reproduisons pas l'activisme dans le domaine des loisirs, ne craignons pas l'ennui, mais apprenons à nous retrouver nous-mêmes.
Faire le vide pour partir à la rencontre des autres. Et si le temps des vacances permettait de découvrir son conjoint, ses enfants, les membres de sa famille sous un jour nouveau, et ainsi de renouveler les liens ; s'il permettait de rencontrer tous ceux qui travaillent pour nous dans le monde des transports, du commerce, de l'hôtellerie, rencontrer ceux qui deviennent nos voisins l'espace d'un mois d'été...

Et si nous prenions le temps d'aller saluer le curé du lieu, de partager avec la communauté chrétienne locale et soutenir les initiatives prises pour la rencontre des estivants. Apprenons à nous quitter nous-mêmes pour aller à la rencontre de l'autre. Et soyons attentifs à tous ceux - et ils sont nombreux dans notre pays - qui n'ont pas la chance de partir en vacances.
Faire le vide pour cheminer vers Dieu. Prenons le temps de contempler les couleurs de cette nature si belle, qu'il a créée pour nous, qu'il nous confie et dans laquelle il se révèle. Prenons le temps de relire nos relations de fraternité et nos actions de solidarité, qui continuent de le rendre présent. Prenons le temps de la méditation silencieuse, grâce à laquelle nous découvrons que son Esprit nous habite. Nous disons souvent que nous n'avons pas le temps de prier. En période de vacances, l'excuse ne tient pas. Alors, retrouvons le goût de la prière.
Oui, prenons le temps de vivre en vérité et la joie sera au rendez-vous.
Bonnes vacances à tous !

Jean-Marie Petitclerc, salésien  Panorama juillet-août 2010

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